Prince of Persia : les sables du temps

Notre héros (dont j'ai oublié le nom) est un prince intrépide, entêté mais juste. Enfant adopté par le bon vieux roi, il est néanmoins l'égal de ses deux frères aînés.
Au cours du siège d'une ville sainte, accusée à tort de fabriquer des armes de destruction massive (!), le prince acquiert une dague magique !
Celle-ci est capable d'inverser le cours du temps...et de détruire le monde si utilisée à tort. Accompagné de la princesse rebelle, qui est aussi la prêtresse chargée de protéger la dague sacrée, il va devoir fuir pour protéger l'arme...et échapper à un vil complot destiné à le zigouiller !

On l'aura compris, le scénario de Prince of Persia ne casse pas 3 pattes à un canard. D'autant plus qu'il souffre d'un défaut omniprésent dans ce type de films : la prévisibilité.
Dès qu'on voit le méchant, on sait que ce sera lui le bad guy. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il a une sale tête de méchant. Et le regard mauvais.
De même pour la princesse. Elle se montre reloute au début, femme libérée courageuse toussa (vous savez du type "moi aussi jsais me battre !" sauf qu'au final elle se fait toujours sauver par le héros) ; reloute, donc, mais on sait bien qu'une idylle passionnée la mènera droit dans les bras virils de Jake.

Prévisibilité de l'histoire et des personnages, mais de toute façon on ne s'attend pas à un scénario à la Fight Club (mon film préféré). Pour palier cette faiblesse, d'autres ingrédients sont là pour contenter le spectateur. Comme le beau torse de Jake.


Soyons honnêtes, Jake est tout à fait...convaincant. Depuis Donnie Darko, c'est un acteur que j'aime beaucoup, et pour le coup il ne m'a pas déçue (... je ne dis pas seulement ça parce qu'il est sex'). Une pensée spéciale pour Icing, puisque nos étalons perses ne sont pas imberbes mais plutôt bruts de pomme :) Bref, un concentré de testostérones pas indigeste.


Une petite dose d'humour était également présente, en particulier avec le marchand, ses blagues bidons, et, surtout ! les courses d'autruche. Franchement, voir les volatiles se dandiner en courant, c'était énorme.

Et puis surtout, les paysages désertiques étaient très beaux, de même que les effets spéciaux. J'ai aussi trouvé les combats très bien réalisés, et la dose d'action bien menée. Pas de surcharge, mais suffisamment de punch pour tenir éveillé le spectateur ;)
Je déplore en revanche le côté culcul du dénouement... "Ecoute ton coeur" et blabla. DISNEY, SORS DE CE FILM !

Ma conclusion : Un bon divertissement du moment qu'on en attend pas trop :)



Hatchi, ou Hachiko : A dog's story

Hatchi est l'adaptation américaine d'une histoire vraie japonaise. Celle d'un chien, Hachiko, qui vouait un attachement hors normes à son maître.
Tous les matins il l'accompagnait à la gare, dans le quartier de Shibuya, pour l'attendre tous les soirs au même endroit. Inlassablement, à la même heure, le chien était là. Mais un jour l'homme ne revint plus. Hatchi persista pourtant à l'attendre, pendant 9 ans.



Hatchi est considéré comme un modèle de fidélité et de patience, jusqu'à être devenu une "légende". De nombreuses références lui sont d'ailleurs faites dans Nana, où Nana (la choupinette) lui est parfois comparée :)

En guise d'acteur principal, pas moins que Richard Gere pour interpréter le rôle du gentil héros. Mais soyons honnêtes, le meilleur acteur...c'est sans conteste le chien. Richard Gere est ici un homme lambda, dans une famille lambda.
De toute façon, c'est exclusivement sur le chien que se centre le film. Des autres personnages, nous ne connaissons que des bribes. Et soyons honnêtes, on se moque pas mal d'eux.

Parlons en, de Hatchi. C'est le chien le plus mignon du mooooonde >_< Surtout quand il est chiot, toute pitite boule de poipoils. Le toutou que toutes les dog person aimeraient avoir :p Il n'y a d'ailleurs qu'à lui qu'on s'attache.


A droite, photo du vrai Hachiko, sachant que l'histoire date des années 1930. A gauche, la statue qui a été construite en son honneur à Shibuya.

Donc, dans les 2 / 3 du film, on assiste à la complicité naissante entre les 2 mâles poilus. Et ensuite, c'est la partie triste, larmoyante. Le héros ne revient pas, Hatchi continue de l'attendre sans relâche, malgré la neige, la solitude, le temps qui passe...
Ca a pas mal pleuré dans la salle. Dont moi. Sauf que moi je sais pleurer avec classe, pas comme la personne derrière moi qui faisait bruyamment vibrer son mouchoir. L'effet dramatique était présent, mais avec une histoire comme celle-ci, je pense qu'on aurait pu faire mille fois mieux dans le pathos.

Ma conclusion : Hatchi est un film qui fera passer un assez bon moment à ceux qui aiment les chiens. Les autres seront ennuyés par l'aspect mièvre et conventionnel du long-métrage.